Voici quelques éléments concrets permettant d'étayer vos réflexions.
- Le but du calibrage de l'écran, en général, est de pouvoir visualiser correctement ce qu'il y a dans vos fichiers images, et de pouvoir comparer à l'écran ces fichiers à des documents imprimés (sorties photo, épreuves ou impressions offset par exemple).
- Il faut donc que votre source lumineuse éclairant les sorties papier possèdent des caractéristiques (en termes de qualité et de quantité de lumière) similaires à celles de votre moniteur.
- Les standards arts graphiques (qui tendent à devenir des normes ISO) nous indiquent une température de couleur de 5000 kelvin pour les sources d'observation (c'est ce que l'on trouve chez les photographes et graphistes sérieux, et chez les imprimeurs). Ceci caractérise la couleur de la lumière blanche émise et le spectre qu'elle représente.
- L'écran doit donc à priori être calibré avec une température de couleurs de 5000 kelvin pour que les fichiers ouverts dans une application gérant la couleur, puissent être comparés à des tirages observés sous une source normalisée. Pour rappel, la lumière du jour varie de 4000 à 11000 k selon l'heure, la latitude, l'altitude et la saison.
- Deux autres paramètres sont à prendre en considération pour le calibrage de l'écran : Le gamma et le niveau de luminosité.
- Gamma = 2.2 pour Mac aussi bien que pour PC. C'est ce que nous préconisons, car cela évite les différences entre les deux plate formes et cela correspond mieux, semble-t-il, à notre physiologie de la vision pour la correction des images.
- Niveau de luminosité (point blanc) = 120cd/m2 (candelas par mètre carré) pour la retouche et la correction des images. Ce facteur est très important, car si votre écran est trop lumineux (>140cd/m2) vous allez "brûler" les hautes lumières de vos images, et si votre écran est trop sombre (<100cd/m2) vous ne distinguerez pas les détails des ombres de vos images. - Point noir : la norme précise qu'il doit être 1/100° du point blanc (soit 1,2cd/m2 si le point blanc est à 120cd/m2)
- C'est le niveau lumineux de votre cabine d'observation qui doit être réglé au même niveau que celui de votre moniteur et pas le contraire.
- Si votre source d'observation des tirages est à 6500 K par exemple, alors pour comparer vos fichiers à vos sorties, il faut régler votre écran à 6500 K.
- C'est l'espace de travail RVB que vous avez choisi (ou qui est intégré dans les images que vous ouvrez) qui forcera la carte vidéo à afficher la température de couleur de l'espace (Adobe98 ou sRGB = 6600 K, eciRGB = 5100 K).
- Cela ne "fatigue pas" ou n'use pas la carte video avec un écran LCD qui ne s'usera pas plus. Par contre l'espace colorimétrique reproductible sera réduit.
Par contre il est vrai, qu'avec les anciens écrans CRT (cathodiques) réglés à 7500 K voire 9500 K, il y avait usure de la surface de l'écran car le canon à électrons produisait plus d'électrons pour y arriver et "brûlait" l'écran qui pouvait s'user plus vite.
- L'espace colorimétrique reproductible par un écran (le nombre des couleurs qu'il peut afficher) ne dépasse pas en général celui de l'espace sRGB (et souvent bien moins si l'écran est de mauvaise qualité ou s'il n'est pas calibré).
- Les écrans LCD arts graphiques présentent des espaces de plus en plus larges (si bien calibrés). Par exemple le Quato Intelliproof 213.
Excellence reproduit la quasi totalité des couleurs de l'espace ISO coated = pour la première fois un écran permet d'afficher réellement toutes les couleurs imprimables en offset sur un papier couché.
- L'UGRA, organisme certificateur, vend un logiciel permettant de vérifier le calibrage des écrans par rapport aux standards d'impression, pour le softproofing : www.ugra.ch/
Ce logiciel est d'ailleurs livré avec les écrans Quato Intelliproof.