Personnellement, je n’applique pas de règles absolues sur mes images.
Comme tu le sais, 80 % des photos que je traite, sont couvertes de neige et donc une dominante de blanc. J’essaie dans la mesure du possible de garder le maximum d’informations dans les hautes lumières pour préserver les volumes et le relief qui sont indispensables pour bien comprendre l’image. Pour un rider qui envoie grave dans un Pipe ou sur un BigAir, il faut que le spectateur puisse voir d’où il vient et ou il va, si je règle mon image par une systématique approche « Point blanc », « Point noir », je risque de masquer, superposer, voire supprimer des informations. Il m’arrive alors de cramer des blancs ou les enterrer avec des réglages très, très radicaux. Certaines prises de vues varient en fonction de la saison, la neige ne renvoie pas la lumière (qui, elle-même est différente) en décembre, en février ou avril, la aussi pas d’approche systématique, mais une analyse de l’image pour conserver le maximum d’information. Parfois je balance mes réglages par défaut (5 % et 97 %) et la neige vire au bleu, jaune, ou rose… Par contre, je fais souvent « l’avant » réglages en automatique pour voir comment bouge mon histogramme, cela m’aide à prendre une décision pour le réglage définitif.
Pour résumer donc, réglages par défaut chez moi c’est (4-5 % et 97 %) pour tester, mais toujours un réglage « Point blanc », « Point noir » choisi en fonction de mon image et de ces particularités.