La banque d'images Masterfile propose des images libres de droits pour 49 €
jeudi 22 novembre 2007 à 10:56

Bonjour à tous,
Oui, je vois déjà tous les photographes bondir devant le titre de ce billet
. Une photo libre de droit à 49 € ! Masterfile m'ayant demandé mon avis sur la question, je réponds dans ce billet… qui est un publi-rédactionnel.
Effectivement, il y a encore peu de temps avait lieu à Marseille un débat autour des banques d'images libre de droit qui était assez virulent ;). Mais pour moi ça n'enlève en aucun cas du travail aux Photographes… au contraire…
Bien sûr je vais m'expliquer, et je vous dirai également pourquoi en temps que graphistes ces banques d'images sont indispensables… Ici, on s'attardera sur la banque d'image Masterfile et ses nouveaux prix proposés depuis peu.
En fait, depuis quelques années on assiste à une évolution sans précédent pour les photographes… le numérique et surtout internet ! Et qui dit numérique dit nouveau monde. Or le photographe n'était pas forcément préparé à rentrer dans ce monde où les mots barbares comme mac, PC, Ram, processeurs, giga… règnent en grand maître. Du coup, c'est la peur qui prédominait… la peur de voir son métier disparaître.
Mais, si on regarde aujourd'hui la photo et son créateur, elle n'est pas morte ! Bien au contraire ! Elle a simplement évolué… on pourrait dire qu'elle est maintenant complètement numérique… le nombre de boîtiers sur le marché en est la preuve, l'engouement du public aussi…
Et avec l'émergence d'internet et de la photo numérique le marché a forcément lui aussi évolué. On a donc vu apparaître de plus en plus de banque d'images libres de droit sur le Web (on connaissait depuis longtemps les banques d'images libres de droit sur CD)
Maintenant, regardons de plus près le travail d'un graphiste comme moi qui est indépendant. Tous les jours je dois me battre pour décrocher des projets qu'ils soient web, print ou multimédia… face à moi j'ai des milliers de graphistes (dont beaucoup sont sûrement meilleurs que moi…) et je dois donc jouer habilement entre ma tchatche, mes prix et "mon talent". Et quand j'arrive à vendre un projet global dans lequel il y a du print, du web et de la vidéo, on arrive à des budgets qui commencent à être assez lourd.
Et voilà le plus gros problème… Étant indépendant, il est très difficile, voir complètement impossible de décrocher des appels d'offres pour des grandes marques, étant donné que les grandes agences sont là pour ça. Donc les gros budgets… on oublie !
Alors pour commencer (on l'a tous fait) on fait la plaquette du cousin qui est chanteur, puis celle du boulanger et on arrive enfin à vendre le site de la boîte de nuit de la région… et c'est là que ça se complique. En effet, les 3/4 de ces clients potentiels n'ont pas de budget… (en fait ils en ont mais pour autre chose). Alors, on se dit, que pour un premier client, bah… ça le fera, et ça remplira mon book…
Mais à force, tous ces clients potentiels ont bien compris le truc, et c'est comme ça, petit à petit que les prix ont complètement chuté et qu'aujourd'hui, facturer un logo comme on le faisait il y a 15 ans, c'est pratiquement devenu impossible.
Donc, quand on propose un travail on essaie de comprendre un budget global, dans lequel se mêleront la créativité, la charte, les photos, l'impression, le développement du site et la marge.
Or, pour des "petits budgets", impossible de vendre à notre client l'intervention d'un photographe pro, surtout qu'on a besoin d'images assez généralistes et non de photos très spécifiques… Pourquoi ? Tout simplement parce que le prix d'un photographe et le prix des droits d'exploitation d'une image dépasseraient à lui tout seul le budget de notre client…
Donc, vous me direz : comment font les graphistes ? Et bien, soit ils prennent eux-mêmes les photos, soit ils les téléchargent sur Internet (pas toujours de la manière la plus légale) Et dans le pire des cas, c'est souvent le client qui fourni lui-même ses propres photos ! Donc dans tous ces cas-là, on ne fait pas appel à un photographe. C'est dur à dire mais c'est hélas une vérité, et je crois que personne ne peut le nier… Combien êtes-vous à faire appel à un photographe ? Maintenant on fait appel à un photographe pro quand on a vraiment une demande spécifique (un événement important, une photo en studio avec un mannequin…).
C'est d'ailleurs pour cela que de plus en plus de graphistes se transforment petit à petit en "photo-graphiste" pour le meilleur et quelquefois pour le pire. Donc pour nous, graphiste indépendant, l'existence des banques d'images est devenue indispensable ! Prenons le cas de la création d'un site web vendu 3 000 € et comprenant une dizaine de photos…
Si je faisais appel à un photographe, sa journée de travail plus les droits d'auteurs liés à ces 10 images coûteraient une grosse part de mon budget. Donc, c'est sûr, je ne ferai pas appel à lui. Alors quoi faire ? Les faire moi-même ? Non, je vais y passer trop de temps, en plus je n'ai pas d'éclairage, le résultat risque d'être assez médiocre…

Maintenant, avec ce budget, si je vais sur la banque d'image Masterfile qui, en plus, depuis peu, propose des images libres de droit "résolution web" à 49 € et que je choisis parmi les 900 000 images (grâce à des mots clefs bien précis) je trouverai rapidement les 10 images qui conviennent parfaitement pour mon site Web. Au final, j'en ai pour 490 €. Ces images me sont accessibles en temps réel, je peux immédiatement travailler sur mon projet, gain de temps = gain d'argent. J'arrive donc à faire une marge correcte.
Dans cet exemple, je ne veux en aucun cas me mettre à dos tous les photographes (j'ai trop d'amis
), bien au contraire, j'essaie simplement d'expliquer comment cela se passe tous les jours pour les graphistes indépendants… c'est une réalité ! En fait dans cet exemple la banque d'image Masterfile n'enlève pas le travail du photographe, car dans tous les cas je n'aurai pas fait appel à un Photographe Pro. Mieux… au moment ou j'achète cette photo, son créateur est rémunéré.Maintenant il y a 2 choix, se battre contre ça (ce qui me paraît impossible vu l'évolution du marché avec l'arrivée des "photographes grand public" qui deviennent de plus en plus performants) ou évoluer… Je reste persuadé qu'aujourd'hui ne faire qu'un seul métier, c'est mourir…
Aujourd'hui je fais du print, mais je fais également du web, du multimédia, de la photo, de la formation, des projets autour du E-learning (Wisibility)… si je ne faisais que "des logos" par exemple, je crois que dans ma région du sud… je serai réduit à manger des cailloux ;). Donc le message que j'adresse à tous ces photographes qui ont peur de perdre leur métier, c'est : adaptez-vous !
Je connais pas mal de photographes qui proposent différents supports d'impression par exemple, proposez des books si vous êtes Photographes de mariage, apprenez à faire un petit site Web facilement (Lightroom le propose) et vendez le à vos clients en plus de la prise de vue, proposez vos photos sur des sites comme Masterfile, apprenez à mieux vendre vos images, mettez vous en avant dans des partenariats, soyez présents dans les grands événements… bref, trouvez des moyens annexes pour valoriser votre travail de photographe.
Si on regarde les photograveurs, on voit bien qu'ils ont dû évoluer vers la PAO, la retouche, la colorimétrie et la gestion de la couleur dans Photoshop. Le photographe n'est pas prêt de mourir, au contraire… l'image c'est l'avenir, la pub étant de plus en plus présente dans notre système de consommation on n'est pas prêt de la voir disparaître… par contre les médias eux sont en perpétuelle évolution, et nous, en temps que créateur de contenu, nous nous devons d'évoluer avec !
En fait, ce n'est plus une question d'avenir, j'ai 26 ans et si je vous parlais de la génération qui arrive derrière moi et qui bloguent dans tous les sens, qui téléchargent des images à droite et à gauche… le mouvement n'est pas prêt de s'arrêter. C'est rentré dans les mœurs !
Au final, et je conclurai là-dessus, les banques d'images font parties de notre quotidien et je pense que Masterfile paraît être la plus équitable au niveau des prix et des revenus pour les photographes sachant qu'ils proposent également des photos en droit gérées. On y trouve des images d'une grande qualité réalisées par de vrais artistes de réputation mondiale. C'est ici que ça se passe !
Voilà, cela faisait un moment que je souhaitais donner mon avis sur la question. C'est chose faite
.A + Tony
Posté dans Infos

































le mercredi 21 novembre 2007 à 23:23
Bonjour à toi aussi, Tony le "photo graphiste"...
Passionnant et vertigineux de sincérité (et de courage, donc), ton (long...) article...
Terrifiant de sincérité, aussi : la "morale" de l'histoire (la réalité quotidienne, plutôt), c'est que tout le monde (ou presque) a besoin de sa "dose" quotidienne d'images :
- les particuliers, pour se distraire, rêver, voyager (au sens large), dans le monde (pratique et néanmoins sans pitié) du web, de la télé (affreux...), de la vidéo, des magazines, etc.
- les professionnels (ou se réclamant comme tels) qui ont besoin d'images pour leur boulot, pour "nourrir" et faire exister leur projets : "J'ai le choix, j'ai la loi et la réalité de l'offre et de la demande pour moi. J'ai un budget, des frais obligatoires des sous-traitants : alors pourquoi pas rogner sur les tarifs des photographes, Mmmm ?"
Le fait est là : tout le monde (ou presque) "mange" grâce à l'image...sauf les photographes qui ont fait ces images !
Personne (ou presque) ne conteste le fait qu'il faille acheter un livre (même d'occasion) pour le lire, louer un DVD pour le regarder, payer sa place de ciné pour voir le film qu'on a envie de regarder, acheter sa baguette de pain pour pouvoir la manger (à un tarif imposé par la profession des boulangers), mais, dès qu'il s'agit de photos, il faut que, dans l'idéal, elle soit gratuite, la photo (ou volée, ou les deux...), et, au pire qu'elle coûte le moins cher possible. Et, même dans ce cas, achetée à un prix fluctuant, sans base de tarifs, sans rien !
Le pire, c'est....qui a y a pire que ton site ""coup-de-coeur-du moment", ton Masterfile (t'as des actions, ou des avantages quelconques chez eux, ou quoi ?) : y a Flickr, Fotolia, Eyeka, et des centaines d'autres sites de touristes, qui fleurissent chaque jour, genre : "la photo à partir de 1 euro, 3 euros, le CD de 70 photos à 200 euros utilisable à vie" sans droit d'auteur, etc.
Alors, moi, je dis :
- "laissez les vivre !" (les photographes), et pas seulement survivre,
- et j'ajoute (amer, forcément) : "Laissez-les mourir (ou ignorez-les), les "faux tographes" (et, dans la foulée, les "photo-graphistes") !
PS : Tony, ton abonnement annuel à 40 euros pour tes "formations" pointues, tu me fais un prix, dis ?
C'est vrai, quoi, je suis photographe, quoi !
à vot' bon coeur, M'sieurs Dames...
le jeudi 22 novembre 2007 à 04:10
C'est totalement vrai ce que tu racontes.
D'où la malheureuse déflation du métier.
le jeudi 22 novembre 2007 à 09:54
A la première lecture de ton article je me suis complètement retrouvé dans ta problématique... cependant quelque chose me dérangeait, mon premier réflex a été de me dire "pourquoi payer une image libres de droit "résolution web" à 49 € alors que tu peux l'avoir en 300 ppi ailleurs pour 3 euros ? " ensuite je me suis interrogé sur mon métier aujourd'hui, sur son évolution depuis 88 quand j'ai commencé en édition, sur mon évolution aussi.
La réalité est difficile à exprimer mais sincèrement je pense que nous graphistes sommes les prédateurs au sommet de la chaine "alimentaire" de l'édition.
Je trouve aujourd'hui normal d'envoyer via FTP un .pdf prêt à devenir une plaque d'impression. Mais en 1988 combien de "métiers distincts" existaient entre ma mise en page sur gabarit papier et l'impression finale et que sont devenues toutes ces personnes ? J'ai en moi aujourd'hui les compétences parcellaires de ces hommes et femmes, je fais l'exé, corriges les fôtes, la chromie, la séparation quadri..., j'ai même plus besoin d'un coursier pour amener mes docs à l'imprimeur.
Les photographes sont les prochains sur notre liste car avec mon studio portable je fais de super pack-shot et je rattrape mes lacunes de prise de vue en post production...
Moi aussi j'ai des amis photographes, moi aussi j'aime bien allez bosser avec eux en studio sur une prise de vue, mais j'avais aussi des amis laborantins, exécutants, linotypistes, chromistes...
Mais de plus en plus je bosse seul, seul au sommet de la chaine alimentaire, avec mes commerciaux qui prospectent sur le terrain... mes rabatteurs, mes hyènes....
le jeudi 22 novembre 2007 à 12:30
Merci Tony.
Je ne peux que m’incliner devant un article aussi vrai.
Mais c’est aussi vrai pour toute l’industrie graphique (et bien d’autres secteurs), où tu t’adaptes ou tu descends du train qui fonce à 500 km avec dommages corporels garantis.
J’ai commencé mon métier avec des crayons, des pinceaux, du scotch des cutters et de la colle et il fallait un mois pour faire une plaquette.
Aujourd’hui on me donne 4 jours et encore, souvent on me demande si je peux faire vite.
Alors, c’est le système D, sept ou huit programmes, un APN reflex, la rédaction de mes annonces, 14 heures d’ordi chaque jour, parfois les WE, une vie de famille en pointillés, etc.
Bientôt, je devrais assurer moi-même mes traductions en Russe, trouver des imprimeurs pas chers en Chine et tout réaliser sous Publisher par ce que les programmes de PAO sont trop chers pour mon patron.
le jeudi 22 novembre 2007 à 14:21
On se retrouver aujourd'hui avec une vision fausse de la photographie : quelqu'un dont c'est pas le métier pourra de toute facon faire aussi bien qu'un photographe et en plus gratos ou en tout cas pas cher. Le problème des banques d'image, c'est
1. C'est pas légal, le libre de droit n'existe pas en france.
2. Le manque de respect complet des photographes pro en général de ce genre de boite. Les photos viennent le plus souvent de pack shot fait à la va vite par des "amateurs" (avec tout le respect que j'ai pour les amateurs dont je faisais parti il n'y a pas si longtemps) qui sont content de toucher 20€ sur une photos sur laquelles ils ont passé une journée. Les boites se prennent des marges énorme et le photographe va toucher 50cts sur ta photo vendu à 50€.
L'adaptation, les photographes l'ont faites, nous utilisons des outils de workflow, nous sommes capable de livrer des images en moins de 24h près à l'emploi et détourées. Il n'y a pas de retouche à faire parce que nous avons travaillé nos images directement à la prise de vue avec le DA sur place ou pas loins. Mais voilà, on continue a considerer que le travail que nous fournissons n'a pas de valeur et que le photographe doit etre le parent pauvre d'un projet de marketing.
Dans tes projets, pourquoi pense tu qu'il est anormal que le photographe et donc une grosse partie de la force de ta plaquette ne recoivent pas aussi une bonne part du gateau de ton projet ? Tout travail mérite un salaire digne...
Ceci dit, je m'en vais aller trouver des petit logos pas cher (voir gratuit ou/et volé) pour faire mes livres de mariages. C'est sympa deux ou trois petites illustrations dans un livre... Evidement, si ca pouvait ne pas trop se voir sur le budget, ca serait pas mal...
le jeudi 22 novembre 2007 à 14:25
Ma premiere phrase est en trop et je fais toujours autant de fautes...
le jeudi 22 novembre 2007 à 18:14
Juste à titre indicatif, un site fait déjà de la photo low cost : fotolia.
le jeudi 22 novembre 2007 à 22:50
Je suis assez partagé sur ta vision des chose... globalement il semble que les sens de l'histoire te donne raison mais il y a encore des moyens de faire des compromis.
Mon expérience est celle de mon booulot : responsable photo, phototeque ressources icono d'un gros département. Des dizaines de dépliants chaque année, un mensuel de 48 pages, plusieurs Web, de la prod vidéo... tous cela est très gourmand en image dans les domaines variés de la culture a l'actualité politique en passant par l'économie ou les sport et les collèges. Je passe dans ma base de donnée plus de 1000 photos par mois !... photos prisent par un photographe salarié et une dizaine de pigistes. Comment je fais ? Ces photographes acceptent d'être rémunérés assez faiblement en abandonnant leur droit à rémunération sur la publication des photos. J'achete le reportage 300 euros la journée. En une journée, j'ai beaucoup d'images de qualité si les consignes sont claires. Dans de rares cas je fais appel aux banques d'image . Dans ce cas je travaille avec Fotolia (quelques centimes d'euros chaque photos). Je n'acheterai jamais une photo 49 euros dans une banque d'image. C'est le tiers d'une demi journée de reportage pour un pigiste a qui je préfère donner le travail et qui me rendra beaucoup plus que trois images dans sa matinée... J'ai conscience que ce tarif est en-dessous des tarifs de la profession. Mais au moins il ont du boulot qui les fait vivre... Voilà, ce n'est que mon expérience et d'autres ont sans doute d'autres contraintes que les miennes mais je pense qu'il est possible de trouver des arrangements avec des photographes pour conserver une originalité a nos documents et permettre a cette profession de survivre encore un peu...
le jeudi 22 novembre 2007 à 23:24
Salut tout le monde.
. Abachell, je suis assez d'accord avec ta maniere de travailler, je pense que ca fait parti des bonnes solutions…
) mais comme je l'ai dit pour des projets à petit budget, il est impossible de prévoir ce coût sinon je sais d'avance que le devis ne passera pas. Donc comme l'as dit Yorigami, c'est de plus en plus le systeme D et je m'intéressant depuis longtemps à la photo, j'ai tendance à l'utiliser assez souvent…

Je suis ravi que vous réagissiez à ce billet, à vrai dire, je m'y attendais un peu
Chris CB, en fait comme je l'ai expliqué j'aimerai faire appel le plus de fois possibles à tous mes amis photographes (je le fais d'ailleurs quand meme dés que je peux
Mais le gain de temps d'une banque d'images est énorme, en général, je passe une dizaine de minute pour trouver la photo, télécharger la basse def pour faire une maquette que je joins au devis…
Concernant Fotolia, les images sont souvent d'une qualité assez médiocre, pas en terme de définition, mais plutôt en terme de créativité, de lumière… par rapport à Istock Photo ou Masterfile.
Mais je crois que le plus important dans tout ça, c'est savoir se vendre, on peut être le meilleur photographe ou graphiste du monde, si on fait des belles images dans sa chambre… ca ne sert à rien. Et je reste persuadé qu'un bon vendeur est capable de tout vendre. Sans tomber dans cet excès, mais je pense que beaucoup d'entre nous manquent crument d'une formation en force de vente, communication, relation publique et marketing… Personnellement, j'ai eu la change "de grandir" avec des requins, ca m'a pas mal formé
En tout cas, ravi que les avis soient partager, et le dialogue se doit justement dêtre ouvert… car c'est vraiment l'avenir de tous qui change de jour en jour à une vitesse folle
A+ Tony
le vendredi 23 novembre 2007 à 11:46
Je ne suis pas du tout d'accord avec ta réponse Tony. Aller chercher une image à 49€ en sachant pertinament que le photographe touchera 50cts (ou alors en se voilant la face et faire semblant de pas le savoir) je ne trouve pas ca juste. Aller chercher une images basse qualité pour faire une maquette, soit, je comprends, c'est pour une maquette. Pour la réalisation, c'est autre chose. Et c'est justement parce que quelques personnes comme toi n'inclu pas le coup de la photo dans leurs devis que le prix du marche baisse. C'est aussi justement parce que certains amateurs (qui ne vivent pas de la photo donc) propose des devis à 100€ pour des photos d'un evènement où ils ont été (en payant leur place meme quelque fois) que quand on demande 500€ la journée de reportage, on nous rigole au nez.
.
A force de tirer les prix et d'oublier que la photographie n'est pas qu'une passion, on va se retrouver avec des photos réalisé n'importe comment. Donc continuez comme ca messieur les graphistes et vous n'aurez plus que de la photo de merde pour faire vos réalisations et au final, c'est toute la chaine qui en paiera les pots cassés.
B#, 300€ pour une journée de reportage, c'est effectivement un prix bas, mais c'est déjà payé à une valeur qui est dans des ordres de grandeurs raisonables (je suppose que tu rembourses les frais des pigistes en plus de ces 300€). Ensuite, je tes photographes n'abandonne pas totalement leurs droits puisqu'en France, c'est interdit (le droit d'auteur est inalienable, je vous le rapelle). D'ailleurs, si tu as besoin de nouveau pigiste à 300€ par jour sur Paris, on peut toujours discuter
le vendredi 23 novembre 2007 à 20:33
Bonjour @ tous,
Etant moi même graphiste, je comprend Tony dans
ce billet et, étant victime de ce que j'appel "le plan coûteau suisse", je vais me tourner vers la photo (parceque je préfère ça au Web et puis parceque j'ai envie de faire de la photo pour le kiff, pas forément pour vendre mon travail).
Coûteau suisse pourquoi? ben parcequ'aujourd'hui, on cherche quelqu'un capable de faire un logo, le site web qui va avec, si possible l'annimer en 3D et le remplir d'images.
Demain on nous demandera de designer des bagnoles dans un bâtiment qu'on aura nous même dessiné, intégré dans une vidéo HD avec des personnages qu'on jouera nous même, tout ça pour une publicité de 10 secondes qu'on aura monté et qui sera diffusé sur le site intranet qu'on aura créer et publié dans une réseau d'entreprise qu'on aura nous même paramétré, le tout pour 500 euros et 1 semaines de travail.
Je repecte la profession de photographe et je suis d'accord sur le fait qu'il faut pas se brader. C'est ce que je fais actuellement. Lorsqu'un devis n'est pas accepté je ne cherche pas à me brader mais je n'ai pas le client non plus. "Heureusement" que je suis encore chez mes parents mais j'ai aussi envie de me marier, avoir des gosses, remplir le frigo qui va les nourrir et payer le toit qui va les couvrir.
Donc voilà, je ne sais pas pourquoi je suis intervenu dans cette discution. J'ai pas trop l'impression de faire avancer le chmilblik mais bon, je suis graphiste et parceque je pense comme la plupart des photgraphes qui ont posté un message, je suis destiné à faire du flyer à 170 euros (payé en retards comme d'hab), à gratter le rmi (j'vais faire 25 piges dans moins de 2 semaines) et à habiter avec mes parents (faut voire la tronche de mon père quand mon téléphone portable est momentanément coupé faute de revenus).
Malgrès tout j'ai conscience de la chose et je m'éfforce de resister, je me dis que le client à fric, ben il viendra un jour et ça fera effet boule de neige. J'espère pouvoir un jour acheter mes photos au lieu d'en récupérer sur Google ou de les remplacer par des illustrations longues à réaliser.
Ya des graphistes qui piratent par nécessité (je sais c'est pas bien et j'espère que ça va changer, quand j'aurai des sous).
Et c'est pas qu'à cause des graphistes que c'est la merde. Aujourd'hui avec un smic on arrive à peine à payer un loyer, vous croyez vraiment que quelqu'un qui viens de se payer un ordi avec un scanner (et donc qui a des outils de retouche bateau) va venir me voir pour lui faire une plaquette commerciale ou une carte de visite?
C'est à tout le monde de faire comprendre la chose au gens qui nous contactent.
Pourquoi ils vont accepter le prix d'une mercedes qui fait exactement la même chose qu'une peugeot? Parcequ'ils connaissent la valeur de la chose (moteur/qualité intérieur/conford/beauté/etc.).
Pourquoi ils refusent un logo à 800 euros? parcequ'ils se disent que c'est le même prix que l'ordi qu'ils ont acheté à Carrefour pour leur ptits gars et qu'avec leur appareil photo numérique 4 Mpxl, ils vont économiser en le faisant eux même.
- C'est à nous de faire comprendre aux jeunes (toutes professions confondues) qu'il faut pas être une merde devant un client qui vous dis qu'il veut du orange parceque c'est beau alors que vous savez que ça va planter sa campagne.
- C'est à nous de faire comprendre aux tous nouveaux que c'est justement quand on galère qu'il faut pas lacher le steak. Mettez vous à la place du client, vous lui proposez vos services à 1500 euros et après négociation (enfin, après un refus et des phrases du genre "vous êtes cher", "j'vais aller voir quelqu'un d'autre", et ma préférée "c'est dommage parceque vous faites du bon travail"... connard) vous tombez à 500. Pour lui vous vouliez le plumer de 1000 euros.
- C'est à nous de faire comprendre au écoles qu'il faut enseigner au jeunes à se vendre et surtout, à expliquer certains prix car comme moi au début, je ne savais pas comment facturer mon travail.
- C'est à nous de faire comprendre aux gens que ce n'est pas parceque notre travail n'est pas matériel (surtout aujourd'hui avec le numérique) qu'il n'a pas de coût.
- C'est à nous de faire comprendre au ptits cons que ce n'est pas parcequ'il travail pour 20 euros qu'il gagnent leur vie... au contraire il travaillent plus pour gagner autant ou moins que quelqu'un qui se respecte et qui respecte sa profession.
- C'est à nous de faire comprendre au imprimeurs qu'il faut arrêter d'embaucher des graphiste exe pour leur faire faire de la créà à pas cher.
- C'est à nous de faire comprendre au gens que l'on est bon dans ce que l'on fait et que, s'ils en veulent plus, ben nous ne sommes pas des agences de com. Qu'on préfère faire une chose bien plutôt qu'un peu de tout (pour le bien de tous... même du client) et que malgrès tous, on ne les abandonne pas, au contraire, on les aiguille vers d'autres SPECIALISTES qui eux aussi font leur truc bien parceque c'est leur truc.
Messieurs les photographes, sachez qu'on est tous sur le même bateau (et pas que les métiers de l'image).
En espérant un jour collaborer ensemble sur des projets à gros budgets et sans histoires, je vous souhaite bon courage à tous.
DESIGN-AZM
French GrFx Designer
le vendredi 23 novembre 2007 à 20:46
Et sorry pour les multiples fautes d'othographe, pas trop eu le temps de me relire.
Mon métier c'est l'images, les fautes sont humaines et il ya des gens pour les corriger... après il y a BAT, et vous connaissez la suite.
DESIGN-AZM
French GrFx Designer
le samedi 24 novembre 2007 à 09:51
Drôle de discours de la part d'un site qui diffuse gratuitement le contenu de créatifs. Combien touchent les auteurs de Wisi ? Certainement pas 49 euro, bien que leur savoir vale bien plus que le travail d'un photographe. Désolé de te l'apprendre Tony, vous aussi vous tirez le système vers le bas...Enfin, tant qu'il y aura des gogos pour brader leur métier, pourquoi pas ?
le samedi 24 novembre 2007 à 10:48
Bon, bin voilà une discut à la serpe ! Je voudrais préciser une chose : je ne suis pas en dehors du marché... j'achete les photos au prix ou on me les vend.
Hier , j'ai acheté une image pour un dépliant sur la maladie d'Alzheimer chez Fédéphoto. Le photographe me l'a vendu 213 euros. j'ai pas négocié. Je ne connais pas une boite de pub qui n'est pas capable de poser 213 euros dans un budget pour avoir une image forte en une de son dépliant.
Cela dit le travail manque de plus en plus pour les photographes .. c'est indéniable. Mais depuis que je suis dans ce boulot, j'ai vu le nombre de photographes exploser !! Le marché s'est donc réduit parce que les techniques évoluants, beaucoup se sont mis a faire des photos sans avoir besoin d'une formation lourde et d'un investissement important. Parmis les pigistes auxquels je fais appel, je n'en connais que deux qui ont fait une école et on investi dans de vrais studios pouvant répondre à n'importe qu'elle demande du portrait en passant par la repro ou le reportage... Mais l'un est un membre de l'ex Vandystadt, un autre travaille pour des grands groupes et passe beaucoup de temps à l'étranger en ce moment, une autre publie tous les jours dans libé... d'autres font leurs salaire sur les illustrations des journaux locaux qui ont besoin de photos événementielles.
300 euro la journée, c'est peut-être pas cher payé... mais c'est le triple de mon salaire journalier !! Et c'est pas le montant des charges qui leur bouffent ce salaire. Moralité, il y a encore de quoi gagner sa vie comme photographe indépendant... mais il y a une énorme compétition et il faut être meilleur, plus rapide, efficace pour faire son trou. Et cela demande un boulot tout aussi énorme et ingrat de recherche de clientèle...
En ce qui concerne les droits, je confirme et répète ce que j'avais dit dans le premier post, il s'agit d'un abandon des droits à rémunération, du droit patrimonail. Ce qui est parfaitement légal. Le seul droit inaliénable qui existe pendant 70 ans après la mort de l'auteur (et trente ans de plus si l'auteur meurt pour la France !!), c'est le droit moral.
Le droit d'auteur patrimonial lui, peut faire l'objet d'une cession dont la rémunération est négociée par contrat.
le samedi 24 novembre 2007 à 19:27
Si vous avez suivi ces commentaires depuis le début, vous avez remarqué que rien n'a été censuré jusqu'à l'intolérable.
Oui, il y a une limite à la liberté d'expression et nous l'avons atteint à la suite de grossièretés et autres insultes personnelles, propos qui n'avaient plus de rapport avec le sujet et qui, par conséquent, n'intéressait personne.
Cette télé-réalité n'étant pas de mise sur wisibility, nous avons donc sifflé la fin de la récré en supprimant les posts concernés.
Toutefois, les commentaires restent ouverts et la critique est toujours bienvenue dans la décence ordinaire.
Pour revenir à nos photos, il s'agit d'un état des lieux, certes regrétable, mais en aucun cas l'apologie du piratage ou de pratiques hors la loi.
Le sujet des droits d'auteur est souvent abordé avec violence, quelques fois à cause d'un manque d'information.
Je vous propose donc des sites d'organismes qui œuvrent pour la défense de la loi et de leurs adhérents :
UPC (Union des Photographes Créateurs) : www.upc.fr
GNPP (Groupement National de la Photographie Professionnelle) : www.gnpp.com
AFD : www.alliance-francaise-des-designers.org
BSA (Business Software Alliance) : w3.bsa.org/france/
… veuillez compléter la liste
A voir aussi :
fr.wikipedia.org/wiki/Dro...
le dimanche 25 novembre 2007 à 12:24
Bonjour.
J'ai lu et suivi ce billet houleux depuis le debut, et ce que j'ai pu y lire contrairement a ce que vous enoncez, c'est que son createur n'a pas été lui-même tres polis, voir méprisant, avec certains intervenants, et ne s'en soit d'ailleurs pas excusé.
La liberté d'expression est un droit inallienable dans notre pays. Seul le legislateur peut en definir les eventuelles limites. Passez outre est faire preuve d'une attitude non démocrate.
Pour ce qui est du sujet, je suis d'acord avec le fait que l'acte créatif ne se borne pas à puiser son inspiration dans des sites d'images ou de fontes libres de droit, et c'est plutot rassurant pour la creation francaise que des graphistes (des vrais ?) pensent cela.
Il est effectivement d'ailleurs exact que si on s'y penchait plus serieusement, des failles seraient vraissemblablement trouvées par rapports à la legislation sur les droits d'auteurs (en France).
Quand à être rétrograde, je n'ai pas lu ici de nostalgie exacerbée mais juste des avis, certes extremes ou maladroits, mais defendant à juste titre les photographes et la création photo-graphique dans son ensemble.
Je ne vois pas vraiment pourquoi vous en être tant effarouché.
Tout cela est bien dommage surtout venant de professionnels (et ceci est valable pour tous).
le dimanche 25 novembre 2007 à 13:05
Bonjour, moi aussi j'ai suivi ce billet, et je pense qu'au contraire Tony n'a fait que se défendre face à l'agressivité des intervenants. Dés le départ, on a senti de la part de certains une vraie haine du graphiste, qui m'a moi même extremment choqué !
Etant moi même photographe, je considere que cette news a le mérite de donner une vérité, et je trouve que son auteur a eu le courage de donner son avis en sachant qu'il allait provoquer les opposants aux libre de droit. Personnellement je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'a dit Tony mais c'est la justement qu'on ouvre le débat, sans pour autant s'énerver dés qu'on n'est pas d'accord. De plus quand on connaît Wisibility depuis le début qui aide les graphistes, les photographes, les illustrateurs… on voit bien qu'ils ne sont pas là pour nous mettre la tete sous l'eau.
le dimanche 25 novembre 2007 à 15:24
Que chacun donne son avis librement est un des fondement de la démocratie.
Par contre on peut aussi ne pas etre d'accord avec les positions de Tony Legrand quand il traite les intervenant de rétrogrades voir d'arrierés, alors que personnellement je ne vois pas ou il est retrograde de vouloir conserver certaines valeurs qui prime en chacun pour la créativité.
En cela je suis d'accord avec les deux ou trois autres (bien qu'on ne peut plus maintenant juger vu que leurs reponses ont été effacées, mais vu que celles de Tony Legrand aussi, je suppose qu'il a du se rendre compte de son impolitesse egalement).
Ceci dit, je ne suis pas 'accord avec le terme de "grande qualité " dans les libre de droits, disons de "bonne qualité", et encore cela reste rare.
Par contre encore une fois la mauvaise habitude de passer aujourd'hui systematiquement par un site d'image bank (libre ou non d'ailleurs) devrait faire se poser quelques questions aux créatifs, ou toutefois ceux qui se prentendre l'être...
Je suis tombé il n'y a pas longtemps sur 2 pub dans le MEME magazine pour deux entités disons economiques qui avait la meme photo (libre de droit). Bravo la créa ! .
Et en ce qui concerne le photegraphe acerbe qui s'est exprimé, je suis assez d'accord pour reconnaitre que la photographie est un des supports dont se servent allegrement les graphistes (la ou d'ailleurs dans les pays anglo saxons ils leur preferent l'illustration). Mais de la a dire que sans eux les graphistes n'existeraient pas... la....